Retour aux sources de mon enfance : Parc Emmanuel-Liais, à Cherbourg. Par hasard, je tombe sur cet arbre. Dont j'ai tiré mon pseudo.

Le pseudo, Araucia

Beaucoup me le demandent : Araucia est le pseudonyme que j'ai choisi, voilà bien longtemps, à 20 ans, quand j'ai commencé à peindre. Ce pseudo est un mauvais jeu de mots. Il vient de l'Araucaria, ce grand arbre de la pampa d'Amérique du sud, surnommé "désespoir des singes" parce que, couvert d'épines, les singes ne peuvent pas y grimper. Et de l'Heuchère, cette minuscule mais très jolie saxiphrage, très commune dans nos jardins, baptisée "désespoir des peintres", parce que trop fine et subtile pour être peinte… Voilà.

Bernard Noël

Sympa… mystère levé. La Sorbonne vient de me faire suivre des scans de cette pièce : invitation au vernissage d'une de mes premières expos (sans doute la première), à Caen, en 1983. Ce qui est très sympa, c'est que Bernard Noël n'ait pas mis ça à la poubelle, mais a pris la peine de l'archiver.

Une vieille correspondance avec Bernard Noël

A ma grande surprise, je viens de découvrir qu'une lettre que j'avais adressée en 1983 au grand poète Bernard Noël, que j'aime beaucoup, figure dans le fonds littéraire de manuscrits Jacques-Doucet, à la Sorbonne : http://www.bljd.sorbonne.fr/index.php. Elle est citée à la cote BNL C 1 (143) : http://www.calames.abes.fr/pub/bljd.aspx#details?id=Calames-20127171577263145

 

C'est l'époque où j'écrivais (beaucoup) et entretenais ainsi des petites correspondances avec quelques auteurs et éditeurs. Dont Jérôme Lindon. Michel Leiris. Jude Stéfan. Et Bernard Noël. Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi j'ai signé ce feuillet avec mon pseudo de peintre: Araucia. Était-ce un dessin?

 

J'ai demandé au Fonds Jacques-Doucet s'ils voulaient bien me scanner ce feuillet. Ça m'intéresse… D'autant que Bernard Noël [ http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_No%C3%ABl ] n'a pas jeté ça à la poubelle ! Mais a choisi de le confier, avec d'autres correspondances et manuscrits. Ce qui me fait plaisir.

 

J'aime bien l'atmosphère et la lumière, assez douces, je trouve, de ces trois dernières toiles

L'atelier (provisoire… trop petit… hélas!)

Dans la revue Glen

A paraître, bientôt, dans la revue Glen, un gros dossier (12 pages) sur mes toiles.

Le vernissage Avel Vor

Le vernissage de l'expo… avec le monumental sculpteur Marc Morvan (voir la rubrique Les expositions)

Succès sympa en Italie

Cette toile a du succès en Campanie : l'Office de tourisme de l'île de Procida l'a publiée sur son site. Et sacrée "Best Paint"...482 amateurs sur Instagram à ce jour… Merci !

 

En ligne sur cette galerie

Dans la foulée, cette galerie (igersprocida)  a mis mes toiles consacrées à Procida sur son site (où elle renvoie vers mon propre site). On la trouve aussi sur Facebook: Igers Procida.

Content que ça plaise…

Exposition permanente (toiles et statuettes) chez David D, rue Saint-Guénolé, au centre de Beg-Meil, Fouesnant (Finistère)

Araucia

peintre et graphiste en Bretagne

tél. 06 24 35 39 75

courriel : violettechristophe@orange.fr

Cherbourg : parc Emmanuel-Liais. Un joli retour aux sources…

Site ami : Valérie Le Merrer

http://www.valerie-lemerrer.com/

Site ami : Marc Morvan

http://www.marcmorvan.com/

 

Site ami : Marc Degois

http://autoritratto.canalblog.com/

Site ami  :  Jean-Pierre Hue

http://www.jeanpierrehue.blogspot.fr/

Site ami : Araucia

http://araucia.blogspot.fr/

Site ami : Robert Coudray, le poète-ferrailleur, et son musée de Lizio : www.poeteferrailleur.com

Un beau texte de René Le Corre

Grand poète (et philosophe) finistérien, René Le Corre est essentiellement publié aux Éditions de La Part Commune ou Calligrammes. A lire particulièrement : L'inespéré, L'ombre bleue, Couleur du temps, Pourquoi la mer ? Il m'a fait la grande amitié de consacrer ce texte à mes toiles...

« Ceci n’est pas une pipe »

 

Peut-être cette toile, anodine, deux maisons quasi-jumelles de couleur différente, va-t-elle nous guider : c'est « Minos et Dédale ». Nous sommes avertis, ici c'est le labyrinthe, plusieurs entrées, plusieurs sorties aussi sans doute. Mais quelle Ariane nous conduira, car Dédale, le constructeur se tait, s'il construit des formes, s'il assemble des couleurs et s'il refait le monde des humains, des villes, des rivages et des rêves, c'est qu'il ne veut pas dire ou écrire, qu'il ne le peut pas, que peut-être il n'y a pas sens, ou qu'il y a tous les sens. Mais il va, il va vite, il va partout, il nous entraîne ou bien c'est quelqu'un d'autre qui nous emmène vers la ville rose, ou c'est Manon à la fontaine, Nicole dans l'abbaye, Baba Yaga à Tubingen, ou encore une jambe sort de la piscine, quelqu'un marche sur le trottoir. Souvent le peintre est seul, il nous donne d'entrer dans son monde, dans sa maison, ce sont les très belles toiles de paysages, la trilogie de la Hague, les échappées de routes, de ports, les grandes villes avec un regard de peintre mais aussi de photographe. Ce mélange d'exactitude (certains tableaux sont des études de formes, d'espaces ou des reproductions fidèles d'immeubles, d'intérieurs modernes) et de fantaisie nous prévient qu'il s'agit de peinture : « ceci n'est pas une pipe », une peinture faussement figurative. Parfois le peintre passe allègrement la frontière vers la lune, le rêve, accompagné de ses chats. Et que dire de ses autoportraits, quelle vérité, s'il en est, veut-il saisir et nous faire saisir à travers ces déformations dignes, comme il dit lui-même, de Lucian Freud.

Ce sont là divagations de littéraire qui cherche un sens, alors que le peintre, au lieu de faire une œuvre où les images ne seraient que l'illustration du texte, a fait non pas l'inverse mais autre chose: le vrai texte, silencieux, est l'image, tantôt icône, tantôt paysage , ville, immeubles, le faux texte c'est la légende, le titre, parfois explicite, parfois pris dans la mythologie ancienne ou moderne, parfois jeu pur de mots. Au fond on n'en a pas besoin, la toile se suffit. Les couleurs se suffisent, ces « matisseries » où l'acidité des couleurs froides ajoutent quelque inattendu aux riches jaunes, rouges, orangés du fauvisme. Les couleurs se suffisent dans beaucoup d'autres tableaux plus « modernes » où jouent les verts, les bleus, les violets. Ou encore dans plusieurs toiles appelées « un peu de lumière », crépusculaires.

A parcourir cette profusion, apparemment disparate, de tableaux achevés, d'esquisses ou d'études, à travers un mélange d'exaltation, de contemplation, d'autodérision, on marche avec un homme d'aujourd'hui qui projette dans ses toiles un être éparpillé mais un être, émerveillé devant la nature et les œuvres humaines contemporaines, ses amours, ses rêves. De tout cela il fait son œuvre, son livre d'images qu'il nous invite à regarder avec lui, avec amitié, s'étonnant de nos étonnements, heureux si nous aussi nous le sommes. Le soin du détail, la précision du trait, le mélange parfois parfait des couleurs et des formes, le choix des maîtres de la couleur, Vermeer, Matisse, Derain, c'est comme un classicisme se coulant dans des formes contemporaines, formes géométriques enfermant des aplats de couleur électriques, nocturnes.

Mais l'auteur, impatient, est déjà ailleurs, élaborant une série de masques (quelques uns sont déjà exposés ici), ces masques qui cachent l'être empirique pour exhiber le monstre ou l'idéal rêvé, forme d'art aussi ancienne que le théâtre, aussi contemporaine que le monde-spectacle où nous évoluons, personnages parmi d'autres personnages, échangeant nos répliques.

 

René LE CORRE.

Esquisse

Quelques étapes de l'autoportrait...

Les statuettes

Elles veillent, attentives, sur les nuances des couleurs du temps… et prennent gentiment la rouille, patine de l'âge.