La retraite du vieux grutier. Huile sur toile 150x50

Dazibao aborigène 2. Huile sur toile 80x80

détail

Dans les très grands fonds (ouessant). Huile et divers sur toile 80x80 (3,6k).

Principe d'élévation2. Huile (et divers) sur toile 92x73

Principe d'élévation. Huile, acrylique (et divers) sur toile 80x80

Principe de rupture 2. Huile (et divers) sur toile 80x80

Le principe de rupture. Huile (et divers) sur toile 80x80

Alphabet obscur : huile (et divers) sur toile (palimpseste) 12F (61x50)

Alphabet oscur : huile sur toile (palimpseste) 12P (65x50)

Les dieux lares (la proëlla). Huile et divers sur toile 100x100

détails

Dialogue d'exilés (MouMme: l'Opéra de 4'sous). Huile (et divers) sur toile 80x80

détails

Ni dieu ni maître. Huile (et divers) sur toile 100x100

Les Érinyes (anatomie du divorce). Huile et divers sur toile 80x80

Toute une vie. Huile (et divers) sur toile 100x100 (Collection particulière AF Quimper)

détails

Venezia 1. Huile sur toile 80x80 (et détails)

Huile sur toile 80x80. Collection privée IPP´L (Beg Meil).

Le fort du Petit-Bé (Saint-Malo). Huile sur toile 100x100

Dans la revue Glen

A paraître, bientôt, dans la revue Glen, un gros dossier (12 pages) sur mes toiles.

Le vernissage Avel Vor

Le vernissage de l'expo… avec le monumental sculpteur Marc Morvan (voir la rubrique Les expositions)

Succès sympa en Italie

Cette toile a du succès en Campanie : l'Office de tourisme de l'île de Procida l'a publiée sur son site. Et sacrée "Best Paint"...482 amateurs sur Instagram à ce jour… Merci !

 

En ligne sur cette galerie

Dans la foulée, cette galerie (igersprocida)  a mis mes toiles consacrées à Procida sur son site (où elle renvoie vers mon propre site). On la trouve aussi sur Facebook: Igers Procida.

Content que ça plaise…

Exposition permanente (toiles et statuettes) chez David D, rue Saint-Guénolé, au centre de Beg-Meil, Fouesnant (Finistère)

Araucia

peintre et graphiste en Bretagne

tél. 06 24 35 39 75

courriel : violettechristophe@orange.fr

Cherbourg : parc Emmanuel-Liais. Un joli retour aux sources…

Site ami : Valérie Le Merrer

http://www.valerie-lemerrer.com/

Site ami : Marc Morvan

http://www.marcmorvan.com/

 

Site ami : Marc Degois

http://autoritratto.canalblog.com/

Site ami  :  Jean-Pierre Hue

http://www.jeanpierrehue.blogspot.fr/

Site ami : Araucia

http://araucia.blogspot.fr/

Site ami : Robert Coudray, le poète-ferrailleur, et son musée de Lizio : www.poeteferrailleur.com

Un beau texte de René Le Corre

Grand poète (et philosophe) finistérien, René Le Corre est essentiellement publié aux Éditions de La Part Commune ou Calligrammes. A lire particulièrement : L'inespéré, L'ombre bleue, Couleur du temps, Pourquoi la mer ? Il m'a fait la grande amitié de consacrer ce texte à mes toiles...

« Ceci n’est pas une pipe »

 

Peut-être cette toile, anodine, deux maisons quasi-jumelles de couleur différente, va-t-elle nous guider : c'est « Minos et Dédale ». Nous sommes avertis, ici c'est le labyrinthe, plusieurs entrées, plusieurs sorties aussi sans doute. Mais quelle Ariane nous conduira, car Dédale, le constructeur se tait, s'il construit des formes, s'il assemble des couleurs et s'il refait le monde des humains, des villes, des rivages et des rêves, c'est qu'il ne veut pas dire ou écrire, qu'il ne le peut pas, que peut-être il n'y a pas sens, ou qu'il y a tous les sens. Mais il va, il va vite, il va partout, il nous entraîne ou bien c'est quelqu'un d'autre qui nous emmène vers la ville rose, ou c'est Manon à la fontaine, Nicole dans l'abbaye, Baba Yaga à Tubingen, ou encore une jambe sort de la piscine, quelqu'un marche sur le trottoir. Souvent le peintre est seul, il nous donne d'entrer dans son monde, dans sa maison, ce sont les très belles toiles de paysages, la trilogie de la Hague, les échappées de routes, de ports, les grandes villes avec un regard de peintre mais aussi de photographe. Ce mélange d'exactitude (certains tableaux sont des études de formes, d'espaces ou des reproductions fidèles d'immeubles, d'intérieurs modernes) et de fantaisie nous prévient qu'il s'agit de peinture : « ceci n'est pas une pipe », une peinture faussement figurative. Parfois le peintre passe allègrement la frontière vers la lune, le rêve, accompagné de ses chats. Et que dire de ses autoportraits, quelle vérité, s'il en est, veut-il saisir et nous faire saisir à travers ces déformations dignes, comme il dit lui-même, de Lucian Freud.

Ce sont là divagations de littéraire qui cherche un sens, alors que le peintre, au lieu de faire une œuvre où les images ne seraient que l'illustration du texte, a fait non pas l'inverse mais autre chose: le vrai texte, silencieux, est l'image, tantôt icône, tantôt paysage , ville, immeubles, le faux texte c'est la légende, le titre, parfois explicite, parfois pris dans la mythologie ancienne ou moderne, parfois jeu pur de mots. Au fond on n'en a pas besoin, la toile se suffit. Les couleurs se suffisent, ces « matisseries » où l'acidité des couleurs froides ajoutent quelque inattendu aux riches jaunes, rouges, orangés du fauvisme. Les couleurs se suffisent dans beaucoup d'autres tableaux plus « modernes » où jouent les verts, les bleus, les violets. Ou encore dans plusieurs toiles appelées « un peu de lumière », crépusculaires.

A parcourir cette profusion, apparemment disparate, de tableaux achevés, d'esquisses ou d'études, à travers un mélange d'exaltation, de contemplation, d'autodérision, on marche avec un homme d'aujourd'hui qui projette dans ses toiles un être éparpillé mais un être, émerveillé devant la nature et les œuvres humaines contemporaines, ses amours, ses rêves. De tout cela il fait son œuvre, son livre d'images qu'il nous invite à regarder avec lui, avec amitié, s'étonnant de nos étonnements, heureux si nous aussi nous le sommes. Le soin du détail, la précision du trait, le mélange parfois parfait des couleurs et des formes, le choix des maîtres de la couleur, Vermeer, Matisse, Derain, c'est comme un classicisme se coulant dans des formes contemporaines, formes géométriques enfermant des aplats de couleur électriques, nocturnes.

Mais l'auteur, impatient, est déjà ailleurs, élaborant une série de masques (quelques uns sont déjà exposés ici), ces masques qui cachent l'être empirique pour exhiber le monstre ou l'idéal rêvé, forme d'art aussi ancienne que le théâtre, aussi contemporaine que le monde-spectacle où nous évoluons, personnages parmi d'autres personnages, échangeant nos répliques.

 

René LE CORRE.

Esquisse

Quelques étapes de l'autoportrait...

Les statuettes

Elles veillent, attentives, sur les nuances des couleurs du temps… et prennent gentiment la rouille, patine de l'âge.